Avec la fermeture de l’UIOM d’Hénin-beaumont au 31 décembre 2013, le SYMEVAD doit installer un nouveau procédé de traitement des ordures ménagères résiduelles.
Le SYMEVAD souhaite abandonner l’incinération au profit d’une unité de tri des déchets pour valorisation matière et énergie qui permettra de séparer les déchets en fonction de leurs caractéristiques.
Ainsi, sur cette fraction résiduelle, de nouvelles technologies permettent de récupérer encore des déchets recyclables (métaux notamment), des déchets fermentescibles qui peuvent subir une valorisation organique, des déchets à fort potentiel énergétique qui peuvent fournir de la chaleur, etc.
L’objectif est de recycler et valoriser au maximum les déchets qui n’ont pu être triés par les habitants.
En 2009, près de 110 000 tonnes de déchets ménagers ont du être éliminées par incinération ou enfouissement :
Ordures Ménagères Résiduelles = 88 076 tonnes
Refus de tri = 5 060 tonnes
Part non valorisable des encombrants = 22 845 tonnes x 70 % = 15 990 tonnes
L’UIOM d’Hénin-Beaumont étant vouée à fermer au plus tard fin 2013 du fait de l’absence de valorisation énergétique, le SYMEVAD souhaite construire un nouvel équipement de traitement des déchets ménagers. L’engagement a été pris qu’il ne s’agirait pas d’une nouvelle usine d’incinération mais d’un équipement permettant d’optimiser la valorisation matière et la valorisation énergétique.
Courant 2009, le SYMEVAD a confié une étude de faisabilité au bureau d’études POYRY et a réalisé de nombreuses visites de sites.
Le 7 décembre 2009, les conclusions de l’étude ont été présentées au Comité Syndical qui a pris plusieurs décisions :
Le site d’implantation sera celui de l’usine actuelle en privilégiant une construction à coté de l’équipement existant et non pas à la place de celui-ci. La problématique foncière nécessitera d’avoir une réflexion sur le possible déplacement du refuge de la CAHC,
La production de compost sur les OMR est proscrite au regard de la complexité à obtenir un compost normé et surtout du fait de la difficile acceptabilité pour la valorisation agricole de ce produit,
Le projet devra rechercher optimiser la valorisation matière et énergétique
Le SYMEVAD souhaite maîtriser l’investissement et confier l’exploitation de l’outil à un prestataire. Il est envisagé de recourir à un marché de conception/construction/exploitation dont la part exploitation serait relativement courte et sous la forme d’une procédure de dialogue compétitif,
La maîtrise des filières de traitement et de valorisation des sous-produits est primordiale et le SYMEVAD pourrait envisager de contractualiser directement pour ces filières.
La suite de ce projet passe donc dans la nomination d’un Assistant à Maîtrise d’Ouvrage qui devra accompagner le SYMEVAD dans le montage juridique, la consultation, la réalisation des travaux et l’exploitation future.




