Les principaux enseignements de cette étude sont les suivants :
Attitudes et comportements relatifs au tri des déchets ménagers
Le tri semble être une pratique déjà bien ancrée dans les habitudes : plus de 90% des enquêtés recyclent le plastique, les papiers-carton et le verre. De plus, la majorité des répondants (51%) pense recycler tout ce qui peut l’être.
Les déchets de cuisine se retrouvent en premier lieu dans la poubelle « tout venant » : mais 16% des sondés déclarent les composter.
Lorsque les personnes interrogées n’ont plus l’usage de certains objets, le don à des associations s’avère être la principale destination pour les vêtements (81%).
Les appareils électroménagers (52%), le mobilier (33%) et les ordinateurs (18%) se retrouvent principalement à la collecte des encombrants.
Les comportements d’achat
Une large majorité de répondants (93%) déclarent avoir opté pour un moyen de transport des achats durables, parmi eux :
- 61% utilisent un sac réutilisable,
- 32% utilisent un cabas, panier, caisse pliante ou caddy.
Les achats « préventifs » les plus fréquents, et adoptés par une majorité de répondants (cumul des toujours et souvent > 50% ) ne concernent que quelques catégories de produits, à savoir :
- les fruits et légumes en vrac
- la viande à la découpe
- les produits concentrés pour la vaisselle
- le fromage ou la charcuterie à la découpe
Attitudes et comportements en matière de prévention
Près de 9 personnes sur 10 (87%) pensent qu’elles agissent pour réduire les déchets à la maison.
Le tri est cité spontanément par 47% des répondants comme première mesure de prévention ; suivi par l’évitement de produits suremballés (24%) et l’achat de produits concentrés ou en recharges (22%).
Parmi les comportements préventifs que les répondants seraient prêts à adopter en plus de ce qu’ils font déjà : près d’1 personne sur 2 se dit prête à éviter les produits suremballés (46%) et les produits jetables à usage unique (42%).
A noter aussi que 40% des répondants seraient disposés à poser un autocollant Stop pub sur leur boîte à lettres.
Par contre, 6 personnes sur 10 ne sont pas prêtes à boire de l’eau du robinet, un quart des répondants la buvant déjà (26%), généralement sans la filtrer.
Enfin, 46% des enquêtés seraient prêts à composter à domicile : un pourcentage qui atteint 69% sur la zone Osartis.
Conclusions
Le tri semble déjà bien ancré dans les habitudes des enquêtés et cette étude nous révèle qu’1 personne sur 2 serait prête à composter à domicile. Ce potentiel de compostage s’est avéré plus important encore sur la zone Osartis.
Si près de 9 personnes sur 10 ont le sentiment d’agir pour réduire leurs déchets à la maison, le tri est cité comme premier geste préventif. Une information distinguant la prévention du tri devra sans doute être accentuée.
Il apparaît que des objets qui se retrouvent principalement à la collecte des encombrants (appareils électroménagers, mobilier, ordinateurs) pourraient offrir un potentiel en termes de réutilisation ou de réemploi via le réseau des recycleries et ressourceries.
Parmi les gestes que les enquêtés sont prêts à poser pour limiter leurs déchets, l’évitement de produits suremballés ou à usage unique est la première piste envisagée.
Or, actuellement, seuls quelques comportements d’achat des répondants s’inscrivent dans la ligne de la prévention des déchets. Une information sur les alternatives « préventives » pourrait être intensifiée.
Par ailleurs, certains résultats invitent la réflexion :
62% des répondants ne sont pas disposés à boire de l’eau du robinet pour réduire leurs déchets : il serait intéressant de s’interroger sur les freins sous jacents à ce comportement ;
40% des répondants sont pas prêts à apposer l’autocollant Stop Pub , il serait opportun de s’interroger sur les possibilités de diffusion de celui-ci ;
43% ne sont pas disposés à offrir des cadeaux non matériels, est-ce dû à une méconnaissance de l’offre (cadeaux non matériels) ?
Signalons enfin que si 1 répondant sur 2 estime que sa Communauté d’Agglomération est active en matière de prévention, la notoriété du SYMEVAD est faible : seuls 6% des enquêtés le connaissent.




